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L'Afrique manque ingénieur

       Date: 2012-06-02

    Balise: Afrique manque, Afrique manque ingénieurs

Résumé: «Le développement de l’Afrique passe par la formation d’ingénieurs. A travers le monde, les PME-PMI et la mondialisation accélèrent la demande des formations universitaires».

«Le développement de l’Afrique passe par la formation d’ingénieurs. A  travers le monde, les PME-PMI et la mondialisation accélèrent la demande des formations universitaires».

C’est ce qu’exposait Pierre Padilla, professeur honoraire de l’Ecole nationale des ingénieurs de Metz, mercredi dernier à Agadir.

Et ce, lors de la 5e conférence internationale du réseau Carthagène d’ingénierie. La rencontre, organisée par le groupe Universiapolis sur le thème «innovation stratégique et entrepreneuriat dans l’ingénierie des systèmes complexes: vers un ingénieur plus entrepreneur?», se tient pour la première fois en Afrique.

Dans un pays tel que le Maroc où la demande en ingénieurs est encore en croissance, le sujet est d’importance. Selon le Pr Padilla, le Royaume n’est pas le seul dans cette situation. La demande d’ingénieurs ne cesse de s’amplifier partout. Pour lui, ce secteur représente 80% de la demande de formation à l’échelle mondiale.

Mais l’Afrique continue à être marquée par un déficit en la matière. Ainsi le nombre, de chercheurs et d’ingénieurs n’est que de 53 par 1 million d’habitants dans ce continent contre 3.548 au Japon, 2.685 aux USA, 1.685 en Europe et 202 dans les Etats Arabes.

Reste que former plus d’ingénieurs nécessite une réforme du système de formation. Et aucun pays en Europe n’échappe à cette exigence. La démarche en effet s’impose. A titre d’exemple, plus de 50% des diplômés sont en situation de chômage en Espagne.

En France, ce sont 25% des diplômés qui ne trouvent pas de travail. Sur le plan local, rappelons qu’à Agadir le taux de chômage des diplômés atteint 20%. Pour endiguer cette situation, de l’avis de Padilla, l’enseignant doit être capable de planifier pour être dans une dynamique. De fait, il est important de moderniser l’université.

Et ce, à travers un renforcement de l’activité apprentissage et moins de théories, souligne-t-il. Une démarche importante, car selon les scientifiques, «nous mémorisons 90% de ce que nous faisons». D’où la nécessité de pratiquer et de rapprocher les écoles de l’industrie.

Peut-on encore dire dans ce contexte «rien ne vaut une bonne théorie», mais qu’est-ce qu’une bonne théorie? Pour Pierre Padilla, le rôle du formateur et de la formation est de «préparer des citoyens et des citoyennes avec des connaissances, des capacités et habilités générales et relatives à des domaines spécífiques du savoir, qui garantissent un exercice profesionnel avec des compétences réelles».


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