Bonjour , Bienvenue sur TOAFRICA.NET.
Centre des Membres Connexion Inscription Gratuite

Afrique: substituer la croissance au développement

       Date: 2012-07-04

    Balise: Afrique, Afrique développement

Résumé: Depuis trop longtemps, le regard de l'Europe sur l'Afrique est empreint de condescendance, voire de misérabilisme.

Depuis trop longtemps, le regard de l'Europe sur l'Afrique est empreint de condescendance, voire de misérabilisme.

Il est plus que temps de sortir des seuls paradigmes du "développement" et de "l'aide au tiers-monde" pour réaliser que l'Afrique bouge et que le continent deviendra (qu'on le veuille ou non) l'un des piliers de la croissance mondiale dans les décennies à venir.

C'est fort de ce constat que nous avons choisi de lancer cette année le New York Forum AFRICA, une rencontre de décideurs politiques et économiques africains et internationaux qui s'est tenu au début du mois au Gabon et a visé à chercher ensemble des solutions concrètes pour dynamiser la croissance africaine et optimiser les retombées sur les populations locales.

L'aide au développement n'irrigue pas l'économie réelle

L'Afrique ne relèvera pas les immenses défis qui se présentent à elles grâce à la commisération des "humanitaires". S'ils jouent un rôle indispensable en cas de crises majeures (guerres, épidémies, famines,...), les acteurs du développement n'ont pas les clés pour accompagner l'Afrique dans son décollage économique.

Dès l'origine, le terme de "développement" a été mal choisi. Preuve en est le fait que depuis cinquante ans, la communauté internationale l'utilise massivement, les pays qui en sont les bénéficiaires n'ont, dans une très large majorité, pas connu de développement économique notable.

C'est que le développement (qui regroupe essentiellement les aides de coopérations des Etats, des organisations internationales et des ONG vers les Etats ou vers des associations de la société civile) n'a pas les moyens de ses ambitions.

Ce ne sont pas des décisions politiques, même généreuses, qui permettent à une économie de décoller.

Le "développement" n'est jamais parvenu à irriguer l'économie réelle malgré les sommes considérables qui ont été injectées. Un échec qui s'explique par une erreur d'analyse initiale : l'essor économique ne part pas du haut vers le bas et ne se décide pas depuis un cabinet ministériel à Washington, à Paris ou à Londres !

C'est par la croissance et les investissements que le continent africain se fera une place dans l'économie monde.

C'est en multipliant les partenariats économiques et en développant l'activité que l'Afrique doit bouger. Le mouvement est d'ailleurs déjà enclenché même si tous les observateurs ne le réalisent pas encore.

L'Afrique, futur moteur de la croissance mondiale ?

Revenons un instant sur quelques données chiffrées et tangibles qui illustrent mieux que tous les grands discours l'inéluctable décollage économique du continent africain.

Alors que l'Europe évitera sans doute de peu la récession en 2012, que les Etats-Unis devront se contenter d'une augmentation de leur PIB de 2,1%, la croissance africaine se situera, selon le Fonds monétaire international (FMI), entre 5,3% et 5,4%.

Une performance qui prouve le dynamisme des économies africaines malgré la crise économique mondiale, et qui place le continent devant certains Brics : la croissance brésilienne se situera aux alentours de 3% et celle de la Russie à 3,3%.

2 Pages Courant:1 Première Précédent Suivant Dernière Aller à la Page


Ajouter un article

Guidage de Service
Facebook Twitter LinkedIn Digg Sina Weibo RSS Feed SiteMap XML Print