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Chine et Afrique : les retrouvailles ?

       Date: 2012-10-25

    Balise: Chine, Afrique, retrouvailles

Résumé: La Chine offre son savoir-faire, sa main-d’œuvre, des prêts à taux réduits et des avantages financiers pour construire des infrastructures chez ses fournisseurs en matières premières.

Si les flux commerciaux entre la Chine et le continent noir restent encore limités, leur croissance est significative. Les échanges entre la Chine et l’Afrique ont représenté 18,4 milliards de dollars en 2003 contre 12,39 milliards de dollars l’année précédente. Aujourd’hui, la Chine figure parmi les premiers partenaires commerciaux de nombreux pays africains (deuxième client du Gabon après les Etats-Unis, deuxième fournisseur du Bénin, cinquième fournisseur de l’Afrique du Sud, sixième fournisseur de l’Algérie…). Les entreprises chinoises dans le domaine du bâtiment et des travaux publics (BTP) sont devenues des rivales des groupes français comme Dumez ou Bouygues. La Chine a multiplié ces dernières années la construction d’infrastructures, secteur dans lequel son savoir-faire et sa compétitivité sont indéniables. L’Afrique n’en reste pas moins une terra incognita pour la Chine.

En Afrique de l’ouest, le président du Bénin, Mathieu Kérékou avait dès sa prise du pouvoir (1972) trouvé un appui auprès de Pékin, rétablissant les relations diplomatiques entre les deux pays suspendues depuis 1967. M. Kérékou s’est rendu à trois reprises en Chine (1976, 1986, 1998). La Chine a construit au Bénin le stade de l’Amitié en 1982, puis deux ans plus tard, la Manufacture de cigarettes et d’allumettes (Manucia). De mai 1987 à avril 1993, la Chine et le Bénin ont été associés dans le cadre de l’entreprise Sitex (Société des industries textiles du Bénin). La Chine a également construit dans ce pays l’hôpital de Lokassa en 1997.

Toutefois, le continent africain ne représente à ce jour que 2,3 % des exportations de la Chine et 2 % de ses importations. Le commerce sino-africain reste dominé par les échanges avec l’Afrique du Sud, 20 % de la valeur du commerce entre la Chine et l’Afrique. Une situation logique puisque l’économie sud-africaine (avec un PNB équivalent à ceux de tous les autres Etats de l’Afrique sub-saharienne réunis) reste la plus dynamique de la région. Les principaux clients de la Chine sont ensuite le Nigeria, l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, puis le Soudan et le Bénin.

La présence financière de la Chine populaire est un autre fait marquant. Nul n’ignore aujourd’hui que la Chine est le premier récipiendaire des investissements directs étrangers (53 milliards pour l’année 2003), mais la Chine est également devenue l’un des principaux investisseurs directs à l’étranger. Pour l’année 2003, elle se situait au cinquième rang mondial après les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France, avec un volume d'investissements à l'étranger de 2,087 milliards de dollars en 2003, soit une hausse de 112 % par rapport à 2002, et une présence dans 160 pays. La Chine investit massivement dans les gisements de matières premières à l’étranger et multiplie les partenariats afin de s’assurer des approvisionnements réguliers. La présence chinoise s’est très rapidement développée en Amérique du Sud et en Afrique. Cette présence en Afrique doit être néanmoins appréciée dans une juste proportion. En 2002, les investissements cumulés de la Chine à l’étranger (hors Hong Kong et Macao) s’élevaient à 5,083 milliards de dollars dont 25 % en Amérique du Nord, 9,5 % en Amérique latine, 8,7 % en Afrique, et 8 % en Australie. Les principales destinations des investissements de la Chine en Afrique sont la Zambie, l’Afrique du Sud, le Mali et l’Egypte.

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